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La Vie du Secteur

Mise à jour le 1 avril 2009 

 Eco : 10 000 projets pour les TP

"Nous avons anticipé une baisse de 6% en volume pour 2009. Mais si les signes d'une reprise économique ne se font pas rapidement sentir, nous devrons faire face à un repli plus sévère, de l'ordre de 10%, peut-être 15%», explique Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics. Les entrepreneurs de travaux publics n'ont pas le moral. L'indicateur de leur «opinion sur l'activité future» (donnée Insee/FNTP) est au plus bas depuis 1993. La FNTP a donc recensé "10 000 projets de travaux publics" – en fait près de 11 000, dont la presque totalité sont d'un montant inférieur à 50 millions d'euros. Ils représenteraient "l'équivalent de six mois d'activité pour les 8 300 entreprises de la profession, 125 000 emplois directs, 45 000 emplois indirects...», soit presque 20 milliards d'euros, précise le président. Des projets qu'il veut complémentaires du plan de relance gouvernemental. Plus de 90% des projets recensés dans les "10 000" ont comme maître d'ouvrage une collectivité locale : 50% pour les communes, 25% pour les groupements et syndicats intercommunaux et 16% pour les départements. Tous les métiers des travaux publics sont concernés : aménagement urbain, génie civil, eau et assainissement, routes, travaux électriques, etc.  Et les projets sont répartis partout en France, dans près de 4 500 communes. Comment aider à les financer ? Patrick Bernasconi propose la création d'un nouveau livret d'épargne baptisé «Livret des Infrastructures Durables» (LID) pour les projets des collectivités locales au même titre que le livret A pour le logement social ou le Livret de Développement Durable pour les économies d'énergie. Défiscalisé avec le même plafond que le Livret A, à savoir 15 000 euros, le LID pourrait engendrer dès la première année 5 milliards d'euros d'encours ce qui permettrait de financer 12 milliards de travaux.
 

Matériel : Le 45 t de Bell

Bell, constructeur d'origine sud-africaine, a su se faire une place dans le monde des majors du tombereau articulé. Il est toujours le seul à proposer une machine de 50 short ton de charge utile (45 tonnes métriques), le B 50 D. A présent il ajoute à sa gamme, qui comprend, outre le
B 50 D, un B 25 D et un B 40 D, un matériel d'une capacité de
45 short ton (40,5 tonnes métriques), qui sera exposé pour la première fois à INTERMAT 2009. C'est un modèle totalement nouveau, et seul dans sa catégorie, pour lequel Bell a choisi un certain surdimensionnement, gage de durabilité, utilisant des composants du B 50. Ainsi son moteur Mercedes-Benz, mais pour une puissance un peu inférieure, 350 kW. Sa benne est aussi large, mais un peu moins haute, lui conférant ainsi un centre de gravité abaissé. Les rapports de différentiel et de réduction finale sont les mêmes que sur le B 50 D, de même les tiges et les fûts des vérins de benne sont également identiques, quoiqu'un peu raccourcis. Bell destine son B 45 D aux terrassiers mais aussi aux applications en mines et carrières.  
  

Interview : Gérard Bobier, Président de la CNATP : "un salon sert aussi à s'informer"

  • Quelles sont les perspectives d’investissement des artisans du TP ?
    Frileuses en 2009
    . Les artisans se sont beaucoup équipés les années passées, surtout en matériel. Aujourd’hui la conjoncture s’est retournée, il y a moins de travail et le matériel reste dans la cour. Chez certains artisans le taux d’activité des matériels est descendu à 50%. Ce n’est pas le moment d’investir.
  • Dans cette conjoncture les artisans iront-ils à INTERMAT 2009 ?
    Bien sûr. Pas forcément pour acheter mais pour se tenir informés. Un salon n’est pas seulement un lieu de concrétisation des commandes. C’est aussi un endroit pour faire des découvertes et se tenir au courant des nouvelles techniques.
  • Quels sont les habitudes d’achat des artisans ?
    Ce sont des gens fidèles à une marque. Rares sont ceux qui multiplient les fournisseurs. Mais attention : les artisans accordent une grande importance au service après vente. Cette dimension est primordiale dans leur décision d’achat.
  • Ont-ils recourt à la location ?
    Bien sûr. Pour les matériels dont ils ne se servent pas tous les jours, les matériels à faible taux d’utilisation. La pratique de la location est courante chez les artisans.
  • Auront-ils d’avantage recours à la location en ces temps de crise ?
    Je ne crois pas. Peut-être au début de la reprise, et encore… Aujourd’hui leur parc propre est suffisant pour couvrir la demande.
  • Ils se sont donc mécanisés ces dernières années…
    Indubitablement la mécanisation a eu lieu. Aujourd’hui il n’est plus imaginable de creuser une tranchée à la main : la minipelle s’impose. Cette mécanisation a deux conséquences bénéfiques : une diminution des coûts de production et une amélioration des conditions de travail. Ce dernier point est important pour attirer les jeunes vers nos professions et assurer l’avenir.

    * Chambre nationale de l'artisanat des travaux publics et du paysage

Chantiers : Ile Seguin : faire cohabiter 23 grues sur 17 hectares

Les terrains libérés par les usines Renault aux portes de Paris sont en cours d’aménagement. 70 hectares en bordure de Seine, dont la fameuse ile Seguin. Ce n’est cependant que sur une petite partie de cette surface, 17 ha seulement, que se concentrent futurs logements et bureaux. "Sur cette surface il y a quatre promoteurs, cinq entreprises générales (Spie Batignolles, Bouygues, Vinci, Eiffage, Cari), et une cohorte de sous-traitants. Il nous fallait éviter qu’un des entrepreneurs ne prennent le plan d’organisation en main au détriment des autres" dit le maître d'ouvrage. D’où la nécessité de coordonner l’organisation même du chantier. Tâche dont il s'est chargé : implantation des grues, plan de circulation, raccordement aux réseaux, etc. La position, la longueur et la hauteur de chaque grue détermine celles des autres. Le système de SMIE centralise toutes les informations dans logiciel consultable sur un ordinateur. Ce superviseur SMIE SCG 240 indique en temps réel la position de chaque grue et enregistre les événements survenus. Chaque déconnexion volontaire des systèmes de sécurité ou "shuntage" d'une machine perturbe toutes les autres…. Toute coupure non justifiée a été sanctionnée par une pénalité à l’encontre de l’entreprise. Les « shuntages » sont alors immédiatement descendus de 121 une certaine semaine à 4 par semaine…


 


Cette rubrique est réalisée en partenariat avec la rédaction du Groupe Moniteur. 
D.R./MATERIELS ET CHANTIERS

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