Interviews
Laurent BATAILLE, P.D-G de Poclain Hydraulics
-
En 2 mots, quel est votre métier ?
 Poclain Hydraulics conçoit, fabrique et vend des transmissions hydrostatiques pour des véhicules, qu’ils soient utilisés en travaux publics (marché qui représente 40% de notre activité), en agricole, en manutention ou routiers. Mais qu’est ce qu’une transmission hydrostatique ? Lorsqu’elle assure la translation du véhicule, elle comprend tous les organes situés entre le moteur thermique et la roue, soit les moteurs, pompes et valves hydrauliques, ainsi que l’électronique qui permet de contrôler le comportement de l’engin.
-
Poclain est une légende dans le monde du TP, quel est son rapport avec Poclain Hydraulics ?
Poclain Hydraulics est née de la division hydraulique que Poclain a créée en 1968, qui avait pour mission de fournir l’ensemble des composants hydrauliques (moteurs, pompes, valves, verins) pour les pelles. Poclain Hydraulics voit le jour en 1976 de par l’agrégation de la division hydraulique de Poclain et d’autres fabricants en hydraulique, puis devient indépendante du groupe Poclain en 1985.
Indéniablement, cette filiation avec Poclain nous a donné une grande culture des applications du monde de la construction. Et c’est aussi pour cela que nous avons la confiance des fabricants de machines telles que des compacteurs, des niveleuses, des mini-chargeuses, des skid-steers, des trancheuses, des asphalteuses, des pelles, des bétonnières jusqu’au transport de charges lourdes…
-
En matière de ressources humaines, quelle est votre politique ?
Poclain Hydraulics connaît une forte croissance de ses activités depuis  quelques années. Nous sommes de plus confrontés à une vague de départs à la retraite, qui sont d’autant de challenges à affronter que ce soit sur le plan des recrutements (50 depuis le début de l’année, une quarantaine sur la fin 2008) que sur le transfert des connaissances. Notre objectif est d’être un employeur de référence pour attirer les meilleurs talents et accroître les compétences de chacun, en maintenant l’employabilité. Concrètement, nous offrons à nos salariés une politique ambitieuse en matière de formation, des possibilités de mobilité internationale (notre groupe est implanté sur 4 continents avec 6 usines et 17 filiales commerciales) ainsi que des avantages sociaux importants avec un accord d’ intéressement et la mise en place d’un plan Epargne Entreprise qui datent de 1987.
Nous nous appuyons également sur l’apprentissage en alternance, qui nous parait une bonne formule entre le monde de l’entreprise et les écoles.
-
Et la présence des femmes chez Poclain Hydraulics ?
Elles sont en constante augmentation, à 16% de l’effectif sur notre site historique de Verberie. Dans notre secteur de la mécanique, il est important de faire comprendre que technique ne rime pas forcément avec masculin…
Amandine ROY, en alternance en maintenance industrielle
Amandine n’est pas du tout perdue dans l’environnement masculin de l’équipe de maintenance de l’usine de Verberie, composée de 10 hommes, électriciens, mécaniciens, électrotechniciens ! Elle poursuit des études à l’ITII, à Beauvais, une école d’ingénieurs issue du CNAM, en mécanique option maintenance, après un BTS en Assistance Technique d’Ingénieur! « J’ai toujours suivi des cursus où la proportion de filles était faible, mais cela ne pose aucun problème ! J’ai choisi cette voie pour être sur le terrain, dans le site industriel, au contact de tous les opérationnels de l’usine. C’est humainement très enrichissant, et beaucoup plus motivant que d’être derrière son PC toute la journée ! », déclare-t-elle avant d’attaquer sa tâche quotidienne : gestion des outillages, sécurisation du parc, planification des actions de maintenance pour limiter l’immobilisation des machines …
Cécile BORGNON, ingénieur mécanicien
A 26 ans, Cécile est ingénieur mécanicien du Bureau d’Etudes sur le site de Verberie. En charge du dimensionnement (calcul d’éléments finis, résistance à la pression) de pièces complexes, elle a intégré la Direction Technique de Poclain Hydraulics il y a tout juste un an, après des études à l’UTT (Université de Technologie de Troyes) en génie mécanique. Pourquoi une telle orientation ? « Depuis toujours, je suis passionnée de sport mécanique ! J’ai effectué mon stage de fin d’études pour la mise en place de capteurs sur une moto devant concourir au championnat du monde de superbike… La mécanique coule dans mes veines ! ». Se sent-elle isolée dans sa fonction?: « Contrairement aux idées reçues, le monde du BE est ouvert à la diversité, être une femme peut donc ouvrir des portes, mais après il faut faire ses preuves… ».
|
|