« Nos prévisions pour 2011 sont, à ce jour bien meilleures que ce que nous pensions
il y a un an ; nous attendons une croissance de 11% »
Le chiffre d’affaires de l’industrie de la construction européenne a progressé de presque 18% en 2010. Cependant, il faut remettre ce chiffre dans le contexte de la crise profonde que nous avons connue en 2009, qui nous a fait perdre plus de 40% de chiffre d’affaires. On observe des situations très différentes d’un pays à l’autre. L’industrie allemande, qui a connu une croissance de 19% en 2010, est dans une situation positive. Quant au Royaume-Uni, il a surpris avec près de 57% de croissance l’année dernière ! A l’opposé il y a l’Espagne. Les constructeurs y ont à nouveau perdu 19% de chiffre d’affaires. Les ventes de 2010 ont été inférieures au quart de ce qu’elles furent en 2007. L’Italie non plus ne va pas bien : les ventes des constructeurs italiens ont stagné tout au long de l’année dernière.
La situation s’améliore progressivement, et les prévisions pour 2011 sont à ce moment meilleures que ce qu’elles étaient il y a un an. Nous attendons une croissance de 11%. Atteindrons nous à nouveau les niveaux d’avant la crise ? Difficile à dire. Ce qui est sûr c’est la considérable augmentation des marchés comme la Chine, l’Inde, l’Amérique Latine, qui croissent de manière incessante. La Russie, pour sa part, qui a réagi brutalement à la crise, reprend de manière tout aussi radicale. Tous ces marchés croîtront à des rythmes supérieurs à 10% - un rythme que bien peu de marchés européens auront atteint en 2010. Pour conclure, j’estime que si jamais nous atteignions à nouveau le niveau d’avant la crise, ce serait la conséquence de la demande des marchés que j’ai mentionnés. La question demeure : dans quelle mesure l’Europe peut-elle en profiter ?
Quelques-uns le sont, d’autres travaillent très dur pour être à temps, en particulier les PME, qui ont tant souffert de la crise. L’un des aspects de cette question est la disponibilité de l'offre des moteurs, et le temps qui reste pour redessiner les machines en conséquence. Nous avons discuté avec les instances européennes afin de laisser le temps nécessaire à nos industriels
Bien sûr ! Notre industrie a été tenue depuis si longtemps pour une industrie bruyante et polluante. Si c’était le cas, les choses ont changé profondément aujourd’hui. De nombreux constructeurs présentent désormais sur le marché des pelles et des compacteurs hybrides, des systèmes innovants de freinage hydraulique, propres à réduire la consommation, et d’autres technologies « vertes ».
Notre industrie de la construction travaille aussi sur des mesures pour diminuer les émissions de CO2. A ce jour personne ne nous oblige à le faire, mais nous considérons que nous avons des devoirs vis-à-vis de notre planète.
INTERMAT offre à nos membres une grande visibilité, et ce salon est organisé de manière si professionnelle que la majorité des constructeurs tiennent à y être présents. De plus la France est l’un des marchés européens les plus importants pour les matériels. Tout le monde tient à y être présent pour faire des affaires. Ainsi petits et grands acteurs ont l’occasion de comparer leurs produits et de prendre connaissance des dernières évolutions techniques afin de s’inspirer des meilleures. C’est pour ces raisons que le Cece soutient INTERMAT depuis de nombreuses années.