« Il faut produire localement ce qui est consommé localement »
Il est reparti à la hausse. Au premier trimestre 2011, les ventes de Volvo CE en Europe ont bondi de 57% par rapport au premier trimestre 2010. Nous avions tablé sur une progression annuelle comprise entre 10 et 20%. Nous nous dirigeons vers la fourchette haute de cette estimation.
Si la progression des ventes correspond à notre estimation, il n’y aura pas de problème. Si elle la dépasse, alors la situation risque d’être tendue.
Entre 2001 et 2010 le marché européen des matériels de chantier est passé de 130 000 machines par an, à 100 000. Dans le même temps la Chine est passée de 50 000 machines à 400 000, soit, à elle seule, deux fois plus que l’Europe et l’Amérique du Nord réunies. L’Inde et le Brésil progressent également, mais pas dans les mêmes proportions. Pour un constructeur d’engins de chantier d’envergure mondiale comme Volvo, il est aujourd’hui indispensable d’être présent en Chine.
Pas du tout ! En ouvrant sur place des usines destinées au marché chinois. Je ne crois pas à la délocalisation, et ceci pour plusieurs raisons. D’abord nos matériels sont lourds et leurs coûts de transport est très élevé. Ensuite parce que ces différents marchés ne demandent par les mêmes machines. Les normes y sont différentes, les attentes des clients aussi. Il nous faut produire localement ce qui est consommé localement ; donc nous fabriquons en Chine, pour les Chinois et en Europe pour les Européens.
La réglementation ne me dérange pas en tant que telle, surtout si elle contribue à améliorer la qualité de notre environnement et la sécurité des personnes. Ce qui est un problème c’est l’harmonisation des normes. Il serait bon que d’autres pays rejoignent le bloc à haut niveau de réglementation et qu’au sein même de l’Europe il y ait moins de différences entre les pays.